<p><span lang="FR">Nyanza se trouve près de Kigali, au Rwanda. En avril 1994, plusieurs milliers de personnes y sont emmenées depuis l'École technique officielle (ETO) puis exécutées. À l'ETO, elles étaient sous la protection des gardiens de la paix de l'ONU, jusqu'à ce qu'ils soient rappelés à l'aéroport pour évacuer des expatriés. C'est l'un des quelques sites où les victimes ont leur propre sépulture. Ailleurs, la plupart sont enterrées dans des tombes collectives</span>. <span lang="FR">Photographie prise le 24 novembre 2007. </span></p>
<p>United States Holocaust Memorial Museum</p>

Le génocide rwandais

Depuis l'Holocauste, les génocides se sont perpétués, par exemple au Rwanda en 1994. En 100 jours, d'avril à juillet, jusqu'à un million de personnes ont été massacrées, Tutsies pour la plupart, après le lancement du plan mené par un gouvernement extrémiste hutu de débarrasser le pays de la minorité tutsie et tout opposant à sa politique.

  • Citer
  • Share
  • Imprimer
  • Langue Français

    Cette page est également disponible en

Le soir du 6 avril 1994, un missile sol-air abattit l'avion transportant le président du Rwanda, Juvenal Habyarimana, un hutu, alors qu'il arrivait à la capitale Kigali. On ne sait toujours pas qui est l'auteur du tir, mais les chefs extrémistes de la majorité hutu prirent l'assassinat comme un signal pour lancer une campagne soigneusement planifiée visant à anéantir la population tutsie ainsi que les chefs hutus modérés qui pourraient s'opposer à ce programme génocidaire. Les hommes politiques et autres leaders en vue qui auraient pu prendre la situation en main furent aussitôt assassinés à leur tour.

Usant de la guerre comme prétexte, les extrémistes hutus mirent en œuvre leur plan de détruire la population civile tutsie dans son entier. La violence se propagea dans la capitale puis dans le reste du pays, et se prolongea pendant trois mois. Jusqu'à un million de personnes, des Tutsis pour la plupart, furent massacrées en 100 jours. Soutenues, entraînées et équipées par les forces gouvernementales rwandaises, les milices hutues étaient responsables de la majorité des meurtres.

Alors que le niveau de violence apparut clairement, des groupes de Tutsis (ainsi que des Hutus qui craignaient d'être pris pour cible) fuirent vers des lieux qui, lors d'autres périodes de troubles, avaient offert protection : des églises, des écoles et des bâtiments gouvernementaux. Cependant, nombre de ces sites devinrent le théâtre de massacres à grande échelle. En plus des meurtres de masse, des milliers de Tutsis, ou soupçonnés de l'être, furent assassinés chez eux ou dans la rue, notamment à des barrages routiers que les milices plaçaient à travers tout le pays pour empêcher la population de partir. Des familles entières furent décimées, et les femmes systématiquement et brutalement violées. Il arrivait également que des Tutsis soient tués ou attaqués par leurs voisins.

Le génocide se termina quand le mouvement rebelle dominé par les Tutsis, le Front patriotique rwandais (FPR), captura Kigali, renversant le gouvernement hutu et s'emparant du pouvoir

Thank you for supporting our work

We would like to thank Crown Family Philanthropies and the Abe and Ida Cooper Foundation for supporting the ongoing work to create content and resources for the Holocaust Encyclopedia. View the list of all donors.