<p>Unités d’une division blindée allemande sur le front oriental en février 1944. Les forces soviétiques, largement sur l’offensive depuis la bataille de Stalingrad (aujourd’hui Volgograd), repoussèrent les troupes allemandes jusqu’aux frontières de la Prusse-Orientale vers fin 1944. Union soviétique, février 1944.</p>

La Seconde Guerre mondiale en Europe de l'Est, 1942-1945

Jusqu'à l'hiver 1942, l'armée allemande gagna presque sans discontinuer bataille après bataille. L'Europe était sous sa domination. Après une avancée couronnée de succès à l'été 1942, la bataille de Stalingrad représenta, plus tard dans l'année, un tournant dans la guerre. Les forces soviétiques mirent fin à l'avancée des troupes allemandes sur la Volga et dans le Caucase qui, après cette défaite, furent contraintes à la défensive. Elles entamèrent alors une longue retraite vers l'ouest qui allait se terminer par la capitulation de l'Allemagne nazie presque trois ans plus tard, en mai 1945.

À la mi-novembre 1942, les forces soviétiques lancèrent une contre-offensive contre les Allemands déployés à Stalingrad. Très vite, elles encerclèrent toute leur armée, soit plus de 220 000 soldats. En février 1943, après des mois de combats féroces et d'importantes pertes, les troupes allemandes encore en vie — environ 91 000 soldats seulement — se rendirent. Après Stalingrad, les forces soviétiques maintinrent l'offensive, malgré quelques revers temporaires. Une dernière offensive allemande à Kursk échoua pendant l'été 1943. Les Soviétiques la repoussèrent sur les rives du Dniepr, puis, pendant l'été 1944, sur les frontières de Prusse orientale. En janvier 1945, une nouvelle offensive amena les forces soviétiques sur le fleuve de l'Oder, à l'est de l'Allemagne.

LA BATAILLE DE BERLIN ET LA CAPITULATION DE L'ALLEMAGNE

À partir de leur tête de pont sur l'Oder, les forces soviétiques lancèrent une vaste offensive finale contre Berlin à la mi-avril 1945. Le 25, la capitale allemande était encerclée. Le même jour, à Torgau, sur l'Elbe, en Allemagne centrale, elles rejoignirent l'armée américaine qui attaquait depuis l'ouest. À Berlin même, de violents combats eurent lieu dans les banlieues nord et sud de la ville. Le 30 avril 1945, alors que les forces soviétiques approchaient de son bunker de commandement au centre de la ville, Adolf Hitler se suicida. Il ne fallut que quelques jours pour que Berlin tombe aux mains des Soviétiques. L'armée allemande se rendit sans condition sur le front de l'ouest le 7 mai, puis sur celui de l'est le 9 mai 1945. La victoire fut proclamée le 8 mai.