View of the main entrance to the Auschwitz camp: "Arbeit Macht Frei" (Work makes one free).

Auschwitz : dates clés

Cette chronologie retrace les événements marquants de l’histoire du camp de concentration et centre de mise à mort d’Auschwitz.

Points de repère

  • 1

    Les autorités allemandes créent le camp de concentration d’Auschwitz en 1940 pour y détenir des prisonniers politiques polonais.

  • 2

    Au fil des années à partir du printemps 1941, le camp connaît une expansion et une transformation considérables pour devenir un vaste complexe concentrationnaire.

  • 3

    Au printemps 1942, la SS nazie allemande commence à exploiter un centre de mise à mort à Auschwitz-Birkenau, où elle déporte et assassine des Juifs de toute l’Europe.

Auschwitz est le camp nazi le plus tristement célèbre. Il est souvent considéré comme un symbole de la Shoah.

La SS établit Auschwitz, camp de concentration destiné aux prisonniers politiques polonais, au printemps 1940. Au cours des années suivantes, il fut agrandi et transformé en un vaste complexe. En mars 1942, les SS commencèrent à exploiter un centre de mise à mort à Auschwitz-Birkenau, où ils assassinèrent des Juifs de toute l’Europe.

À Auschwitz, les Allemands tuèrent environ 1,1 million de personnes, dont environ 1 000 000 de Juifs, 70 000 Polonais, 21 000 Roms et Sintis, et 15 000 prisonniers de guerre soviétiques.

Cette chronologie retrace les événements marquants de l’histoire du camp de concentration et centre de mise à mort d’Auschwitz. Plus précisément, elle comprend :

  • les principales étapes de la création, de la gestion et de l’extension du complexe du camp ;
  • certaines déportations de Juifs provenant de différentes régions d’Europe vers le centre de mise à mort d’Auschwitz-Birkenau ;
  • des tentatives d’évasion et des actes de résistance notables ; et
  • l’arrivée de victimes et de survivants célèbres.

Cette chronologie ne constitue pas une liste exhaustive de tous les événements qui se sont déroulés au sein du complexe concentrationnaire d’Auschwitz.

1940 : création d’Auschwitz

Printemps 1940 : la SS décide d’ouvrir un camp de concentration à Auschwitz

Au printemps 1940, la SS décide d’ouvrir un camp de concentration près de la ville d’Oświęcim (appelée Auschwitz en allemand), en Pologne occupée par l’Allemagne. L’objectif est d’y incarcérer les prisonniers politiques polonais arrêtés par les autorités allemandes d’occupation. 

4 mai 1940 : Rudolf Höss est nommé premier commandant du camp de concentration d’Auschwitz

Rudolf Höss, officier de haut rang de la SS, est officiellement nommé commandant du camp de concentration d’Auschwitz. Il occupe ce poste jusqu’en novembre 1943.

20 mai 1940 : des détenus allemands arrivent à Auschwitz en tant que prisonniers fonctionnaires   

Les autorités SS transfèrent 30 détenus allemands du camp de concentration de Sachsenhausen vers celui d’Auschwitz. Classés dans la catégorie de « criminels professionnels », ils seront prisonniers fonctionnaires à Auschwitz.

14 juin 1940 : arrivée du premier convoi de prisonniers polonais et premier appel

Le premier convoi de prisonniers politiques polonais arrive à Auschwitz, soit 728 prisonniers qui étaient détenus dans une prison de Tarnów, transférés par les autorités allemandes en Pologne occupée. C’est le premier d’une longue série de convois de Polonais vers le camp d’Auschwitz. Ce jour-là a lieu le premier appel de prisonniers (Appell). 

Milieu de l’année 1940 : des prisonniers fabriquent le panneau « Arbeit macht frei »

View of the main entrance to the Auschwitz camp: "Arbeit Macht Frei" (Work makes one free).

Vue du portail à l’entrée du camp principal d’Auschwitz. L’inscription au-dessus indique « Arbeit Macht Frei » (« Le travail rend libre »). Les Nazis établissent le camp de concentration d’Auschwitz, en Pologne occupée par l’Allemagne, en 1940. Cette photographie a été prise en mai 1945, des mois après la libération du camp par les forces soviétiques.

Crédits:
  • Instytut Pamięci Narodowej

Les prisonniers de l’atelier de métallurgie d’Auschwitz fabriquent un panneau sur lequel on peut lire « Arbeit Macht Frei » (« Le travail rend libre »). Il est installé au-dessus de l’entrée principale du camp principal d’Auschwitz. Chaque fois que les prisonniers vont effectuer leurs travaux, exténuants et souvent meurtriers, ou en reviennent, ils défilent sous l’inscription. 

6 juillet 1940 : première évasion réussie d’Auschwitz et premier décès de prisonnier

Le prisonnier polonais Tadeusz Wiejowski réussit à s’évader d’Auschwitz. En découvrant sa disparition, les SS contraignent les autres prisonniers à rester debout pendant 20 heures d’affilée pour l’appel. Au cours de cette nuit du 6 au 7 Dawid Wongczewski, juif polonais, meurt. Il est la première victime d’Auschwitz.

Août 1940 : la SS commence à incinérer des corps dans le crématorium I

La SS commence à utiliser le crématorium I pour incinérer les corps des prisonniers décédés ou assassinés au camp. Le crématorium I est le premier construit à Auschwitz. C’est la société d’ingénierie Topf und Söhne qui s’occupe de la conception, de l’installation, de la maintenance et des réparations de celui-ci et des suivants à Auschwitz. 

Octobre 1940 : Witold Pilecki met en place un réseau clandestin de résistance à Auschwitz

Witold Pilecki, avec l’aide de Władysław Dering, met en place la première cellule d’un réseau militaire clandestin au sein du camp d’Auschwitz. L’organisation a notamment pour objectif de diffuser des nouvelles du camp à l’extérieur, d’informer les prisonniers du camp sur le déroulement de la guerre, et d’essayer de leur procurer médicaments, nourriture et vêtements.

1941 : Auschwitz est agrandi

26 février 1941 : Heinrich Himmler ordonne l’expulsion des Juifs de la ville d’Oświęcim

Les autorités ordonnent l’expulsion des Juifs de la ville d’Oświęcim. Cette expulsion a pour but de fournir des logements aux futurs ouvriers de l’usine I. G. Farben, située à proximité.

1er mars 1941 : Himmler inspecte Auschwitz et approuve son agrandissement

Heinrich Himmler, Reichsführer SS et chef de la police allemande, inspecte le camp d’Auschwitz et ses environs. Au cours de sa visite, il réitère son soutien à l’extension des installations existantes. La SS met alors en place une zone appelée « zone d’intérêt » (Interessengebiet des KL Auschwitz). Elle s’étend sur environ 40 kilomètres carrés et a pour but d’assurer la sécurité du camp d’Auschwitz.

Mars 1941 : l’orchestre du camp se produit dans le camp

Le premier orchestre du camp, dont les musiciens sont des prisonniers, commence à jouer au camp de concentration d’Auschwitz. Ces formations ont pour principale mission de jouer de la musique de marche et de donner le rythme aux commandos de travail composés de prisonniers lorsqu’ils partent pour le travail et en reviennent. Ils sont également contraints de jouer pour les SS et de les divertir.

Mi-avril 1941 : l’expulsion forcée des Polonais des villages aux alentours d’Auschwitz est achevée

La SS achève l’expulsion forcée des Polonais de la ville d’Oświęcim et d’autres villages situés dans la zone d’intérêt. Les biens des résidents sont confisqués et récupérés par le camp de concentration d’Auschwitz. Certains habitants polonais jugés aptes au travail par les SS restent dans la région.

6 juin 1941 : les premiers prisonniers politiques non polonais arrivent à Auschwitz

Un convoi de 60 prisonniers en provenance du protectorat de Bohême et Moravie arrive à Auschwitz. Il comprend des prisonniers tchèques et juifs.

14 août 1941 : le prêtre polonais Maximilien Kolbe est exécuté

Maximilien Kolbe, un prêtre polonais de 47 ans incarcéré à Auschwitz en tant que prisonnier politique, est exécuté par injection de phénol. Deux semaines plus tôt, le 29 juillet, il avait volontairement pris la place d’un autre détenu sélectionné par les SS et condamné à mourir de faim, à titre de punition collective après une évasion.

3 septembre 1941 : meurtre de masse de prisonniers de guerre soviétiques et de prisonniers polonais par Zyklon B

À Auschwitz, les SS ont recours au Zyklon B pour assassiner 600 prisonniers de guerre soviétiques et 250 prisonniers malades ou affaiblis, pour la plupart polonais. L’opération a lieu dans une chambre à gaz de fortune située dans la cave du bloc 11 du camp principal d’Auschwitz. Peu après, les SS mettent en place une chambre à gaz dans le camp principal, construite dans une morgue dans le même bâtiment que le crématorium I.

Gas chamber in the main camp of Auschwitz immediately after liberation.

Photographie prise après la guerre d’une chambre à gaz dans le camp principal d’Auschwitz. Pologne, vers 1947.

À la mi-août 1940, les autorités du camp de concentration d’Auschwitz mettent en action le crématorium. Le bâtiment, situé près d’une morgue, se trouve juste à l’extérieur du camp principal. En septembre 1941, la morgue est convertie en chambre à gaz permettant des exécutions de masse, soit de plusieurs centaines de personnes en même temps. Elle sera utilisée jusqu’en décembre 1942, même si le four crématoire continuera de fonctionner jusqu’en juillet 1943. En 1944, les autorités du camp démontent les fourneaux et transforment les lieux en abri antiaérien pour l’hôpital SS et les officiers qui travaillent dans les locaux administratifs, situés à proximité. Lorsque le musée d’État d’Auschwitz-Birkenau a été créé en 1947, deux fours crématoires ont été reconstruits avec des pièces d’origine. La cheminée a été refaite. C’est à peu près à la même époque que les murs de l’abri antiaérien ont été démolis pour permettre aux visiteurs du musée et du mémorial de voir la chambre à gaz et le crématorium.

Crédits:
  • Dokumentationsarchiv des Oesterreichischen Widerstandes

Automne 1941 : des numéros d’immatriculation sont tatoués sur les prisonniers à Auschwitz

Les prisonniers de guerre soviétiques sont les premiers détenus d’Auschwitz à se faire tatouer leur numéro d’immatriculation. Les chiffres sont apposés sur le côté gauche de la poitrine. Par la suite, ils sont tatoués sur l’avant-bras gauche des détenus enregistrés à Auschwitz. Il s’agit du seul camp nazi où cette procédure est effectuée.

Octobre 1941 : des prisonniers de guerre soviétiques commencent la construction du camp d’Auschwitz-Birkenau

Un chantier s’ouvre pour la construction d’un deuxième camp dans le village polonais de Brzezinka (appelé Birkenau en allemand). Il est destiné à accueillir un nombre nettement plus important de prisonniers de guerre soviétiques à Auschwitz. Mais la vocation du camp change en janvier 1942. 

Décembre 1941 : l’un des premiers sous-camps d’Auschwitz est mis en place

Un sous-camp (ou camp satellite), d’Auschwitz est établi d’une ferme avicole et d’une installation piscicole dans le village de Harmęże (Harmense en allemand). En plus de celui-ci, une cinquantaine d’autres sous-camps d’Auschwitz seront créés jusqu’à la fin de l’année 1944. Les prisonniers y sont soumis aux travaux forcés dans l’agriculture, l’élevage et des complexes industriels. 

1942 : le meurtre de masse des Juifs commence à Auschwitz

25 janvier 1942 : Heinrich Himmler modifie l’objectif d’Auschwitz-Birkenau

Himmler informe Richard Glücks, l’inspecteur des camps de concentration, qu’au lieu d’accueillir des prisonniers de guerre soviétiques, Auschwitz-Birkenau regroupera des Juifs déportés d’Allemagne. Cette décision marque le début de la transformation d’Auschwitz-Birkenau en un centre de mise à mort destiné au meurtre de masse des Juifs. 

Vers le 23 mars 1942 : la première chambre à gaz à Auschwitz-Birkenau est mise en service

La SS utilise pour la première fois à Auschwitz-Birkenau une chambre à gaz, connue sous le nom de « Bunker I » ou « petite maison rouge ». Les victimes sont des Juifs polonais originaires de Silésie. Le Bunker I se trouve à l’extérieur du camp de Birkenau, dans une ferme réaménagée. La SS continue d’y assassiner des Juifs jusqu’en 1943, date à laquelle elle est démantelée. 

26 mars 1942 : les premières prisonnières arrivent à Auschwitz

Le premier convoi, composé de 999 femmes, arrive au camp d’Auschwitz. Ces Allemandes ont été amenées depuis le camp de concentration de Ravensbrück. La plupart d’entre elles sont des criminelles ou des « asociales ». Elles serviront de prisonnières fonctionnaires dans le camp pour femmes. 

26 mars 1942 : le premier convoi de Juives en provenance de Slovaquie arrive à Auschwitz

Le premier convoi de Juives, adolescentes et jeunes femmes, en provenance de Slovaquie, arrive à Auschwitz. Elles sont toutes enregistrées comme prisonnières dans le camp. Il s’agit du premier convoi envoyé à Auschwitz par le service IV B 4 de l’Office central de sécurité du Reich (RSHA). Dirigé par Adolf Eichmann, ce service est chargé de coordonner la déportation des Juifs d’une grande partie de l’Europe vers les centres de mise à mort.

30 mars 1942 : le premier convoi de Juifs en provenance de France arrive à Auschwitz

Le premier convoi de Juifs déportés de France arrive à Auschwitz. Il transporte plus de 1 000 hommes et adolescents juifs. À leur arrivée, ils sont tous enregistrés comme prisonniers dans le camp. Très peu d’entre eux survivront à la Shoah.

Avril 1942 : Budy devient un sous-camp d’Auschwitz

Sally Pitluk est née de parents juifs à Płońsk, en Pologne, en 1922. Płońsk est occupée en 1939, quelques jours après l’invasion de la Pologne par l’Allemagne. Sally et sa famille vivent dans un ghetto de 1940 à 1942. En octobre 1942, elle est déportée à Auschwitz, où elle est tatouée puis transférée au camp satellite de Budy pour y effectuer des travaux forcés. Elle reste dans le complexe concentrationnaire d’Auschwitz jusqu’au début de l’année 1945, quand elle est contrainte, avec d’autres prisonniers, à une marche de la mort vers plusieurs camps. Elle est libérée en 1945 et s’installera par la suite aux États-Unis. 

Dans cette interview, Sally décrit les travaux forcés à Budy.

Crédits:
  • US Holocaust Memorial Museum Collection, gift of the National Council of Jewish Women Cleveland Section

 

En avril 1942, les SS transfèrent 40 hommes prisonniers du camp principal d’Auschwitz vers un sous-camp situé dans le village de Budy. Ils sont affectés à des travaux forcés dans les domaines de l’agriculture et de l’élevage.

4 mai 1942 : première sélection de prisonniers de Birkenau envoyés à la chambre à gaz

Après une sélection, les SS assassinent des prisonniers enregistrés d’Auschwitz-Birkenau dans la chambre à gaz. À partir de ce moment-là, ils procèdent à des sélections régulières parmi les prisonniers enregistrés. Sont particulièrement visés les ceux qui sont jugés trop malades ou trop faibles pour continuer à effectuer des travaux forcés.

5–11 mai 1942 : des Juifs polonais de Haute-Silésie sont assassinés dans les chambres à gaz d’Auschwitz-Birkenau

Début mai, 5 200 Juifs polonais, déportés à Auschwitz-Birkenau depuis la Haute-Silésie, sont gazés dans le Bunker I (la « petite maison rouge »).

4 juillet 1942 : la sélection des convois de Juifs se met en place

Les autorités de la SS à Auschwitz procèdent à la première sélection des Juifs arrivés par convoi en provenance de Slovaquie. La « sélection » consiste à répartir les prisonniers en groupes. Ceux que la SS juge aptes au travail sont enregistrés dans le camp, tandis que les inaptes au travail physique sont assassinées dans les chambres à gaz. Ce processus de sélection devient systématique. De juillet 1942 à la mi-mai 1944, il s’effectue sur le quai (souvent appelé « rampe », du mot allemand « Rampe ») de la gare de marchandises située entre le camp principal d’Auschwitz et le camp d’Auschwitz-Birkenau. 

Début juillet 1942 : la chambre à gaz connue sous le nom de « Bunker II » ou la « petite maison blanche » entre en service

Les autorités de la SS achèvent la construction d’une nouvelle chambre à gaz près du camp de Birkenau. Surnommée « Bunker II » ou « petite maison blanche », elle est installée dans une ferme réaménagée. À la mi-juillet, la SS a commencé à l’utiliser pour assassiner des Juifs. 

17 juillet 1942 : les premiers convois de Juifs en provenance des Pays-Bas arrivent à Auschwitz

Les deux premiers convois de Juifs des Pays-Bas arrivent à Auschwitz. Les quelque 2 000 déportés ont quitté le camp de transit de Westerbork les 15 et 16 juillet. Himmler, qui se trouve à Auschwitz pour une inspection de deux jours, assiste au gazage de plus de 400 Juifs issus de ces convois. Ce meurtre de masse a lieu dans le Bunker II.

18 juillet 1942 : un convoi de Juifs en provenance de Vienne arrive à Auschwitz.

Un convoi de Juifs en provenance de Vienne arrive à Auschwitz. En toute probabilité, la plupart des personnes déportées sont assassinées dès leur arrivée. 

5 août 1942 : le premier convoi de Juifs en provenance de Belgique arrive à Auschwitz

Le premier convoi de Juifs de Belgique arrive à Auschwitz. Il a quitté le camp de transit de Malines (Mechelen) le 4 août avec près de 1 000 Juifs à son bord. Parmi eux, plus de 250 sont tués dès leur arrivée.

18 août 1942 : un convoi de Juifs en provenance de Croatie arrive à Auschwitz

Un convoi de Juifs en provenance de Croatie arrive au centre de mise à mort et passe par la sélection. Là, 156 hommes et femmes sont enregistrés comme prisonniers ; les autres sont tués.

6 octobre 1942 : Seweryna Szmaglewska arrive à Auschwitz

La Polonaise Seweryna Szmaglewska arrive à Auschwitz dans un convoi de 47 femmes en provenance de Radom. Presque tout de suite après la guerre, elle écrira Smoke Over Birkenau (Fumée sur Birkenau), dans lequel elle raconte sa détention dans le camp. Au Tribunal militaire international (TMI) de Nuremberg, l’accusation verse son livre au dossier en tant que pièce à conviction dans le procès intenté contre de hauts responsables nazis. Seweryna Szmaglewska elle-même y fera partie des témoins.

Fin octobre 1942 : le sous-camp d’Auschwitz-Monowitz est mis en place

En octobre 1942, la SS crée un vaste sous-camp connu sous le nom d’Auschwitz-Monowitz, dans le village polonais de Monowice. Il se trouve à proximité du site de la future usine de caoutchouc synthétique et de carburant d’I. G. Farben (également appelée « Buna »). Ce sous-camp servira à héberger les prisonniers d’Auschwitz qui y seront affectés aux travaux forcés.

1er décembre 1942 : un convoi de Juifs en provenance de Norvège arrive à Auschwitz

Un convoi de plus de 500 Juifs arrive à Auschwitz depuis la Norvège. La plupart des déportés sont gazés dès leur arrivée.

13 décembre 1942 : le premier convoi de civils polonais en provenance de Zamość arrive à Auschwitz

Un premier convoi de 644 civils polonais expulsés par les autorités allemandes de la région de Zamość arrive à Auschwitz. Au total, 1 301 civils polonais originaires de cette région, hommes, femmes et enfants, sont envoyés au camp. Ils font partie des plus de 41 000 Polonais que les Nazis ont chassés lors de leur nettoyage ethnique de la région de Zamość.

1943 : la capacité de mise à mort d’Auschwitz est augmentée

13 janvier 1943 : un convoi de Juifs en provenance de Berlin arrive à Auschwitz

Un convoi de Juifs en provenance de Berlin, en Allemagne, arrive au centre de mise à mort d’Auschwitz-Birkenau. Parmi les prisonniers figure Else Ury, 66 ans, une célèbre autrice juive allemande de livres pour enfants. Elle est assassinée dans les chambres à gaz dès son arrivée.

27 janvier 1943 : Charlotte Delbo arrive à Auschwitz

Un convoi de prisonnières politiques en provenance de France arrive à Auschwitz. Parmi les prisonnières françaises non juives se trouve Charlotte Delbo, membre de la Résistance française. Elle survit et publie plus tard un mémoire intitulé Auschwitz et après...

29 janvier 1943 : les autorités nazies ordonnent la déportation des Roms vers Auschwitz

L’Office central de sécurité du Reich ordonne aux différentes forces de police placées sous son commandement de se préparer à déporter les Roms et les Sintis vers Auschwitz. Ceci précise l’ordre donné par Himmler le 16 décembre 1942, qui stipulait que les Roms seraient envoyés en camp de concentration.

26 février 1943 : le premier convoi de Roms arrive à Auschwitz

Le premier convoi de Roms (appelés péjorativement « Gitans ») arrive à Auschwitz. Les autorités SS les enferment dans le camp, sans séparer les familles ni procéder à la sélection. Celles-ci sont envoyées dans la section BIIe d’Auschwitz-Birkenau, qui prend alors le nom de Zigeunerlager (littéralement, « camp des Tsiganes »).

Mars–juin 1943 : de nouvelles chambres à gaz et de nouveaux crématoriums entrent en service à Auschwitz-Birkenau

Les autorités de la SS augmentent la capacité du centre de mise à mort d’Auschwitz-Birkenau en construisant de nouvelles chambres à gaz et de nouveaux bâtiments pour crématorium. Ces complexes sont numérotés de II à V et dénommés collectivement « crématoriums ». Le crématorium IV est le premier à entrer en service en mars, suivi du crématorium II (plus tard dans le même mois), du crématorium V (en avril) et du crématorium III (en juin).

Crematorium 4 under construction. This crematorium was later destroyed during an uprising in the camp.

Un complexe de chambres à gaz et de crématoires en construction au centre de mise à mort d’Auschwitz-Birkenau, en Pologne occupée par l’Allemagne, mars 1943.

L'image montre le crématoire IV du centre de mise à mort d’Auschwitz-Birkenau. Le complexe comprend une salle de déshabillage, des chambres à gaz et des fours crématoires. En mars 1943, peu après la prise de cette photo, les Nazis commencent à y assassiner des Juifs. En octobre 1944, des prisonniers juifs du Sonderkommando organisent une révolte et mettent le feu au bâtiment.

Crédits:
  • Instytut Pamięci Narodowej

20 mars 1943 : le premier convoi de Juifs en provenance de Thessalonique (Salonique), en Grèce, arrive à Auschwitz

Le premier des 19 convois en provenance de Thessalonique, en Grèce, arrive à Auschwitz. La plupart des Juifs déportés sont assassinés dans les chambres à gaz dès leur arrivée.

29 avril 1943 : Tadeusz Borowski arrive à Auschwitz

Après avoir été raflé dans une rue de Varsovie, Tadeusz Borowski, écrivain polonais âgé de 22 ans, arrive à Auschwitz. Il survivra au camp. Après la guerre, il écrit une série de nouvelles inspirées de cette expérience, dont certaines seront publiées en anglais en 1967 sous le titre This Way for the Gas, et en français sous le titre Le monde de pierre (1964).

25 mai 1943 : des Roms de Białystok et d’Autriche sont assassinés pour prévenir une épidémie

Afin d’empêcher la propagation du typhus, 1 035 Roms du Zigeunerlager sont assassinés. Parmi eux se trouvaient des Roms polonais originaires de Białystok et des Roms autrichiens arrivés par un convoi environ deux semaines plus tôt.

30 mai 1943 : Josef Mengele arrive à Auschwitz

Le Dr Josef Mengele, officier de la SS, arrive à Auschwitz. Dans le camp, il mène des expériences médicales tristement célèbres. Il fait partie des nombreux médecins de la SS chargés d’effectuer les sélections à l’arrivée des convois de Juifs.

8 septembre 1943 : le camp familial de Theresienstadt (section BIIb) est créé à Auschwitz-Birkenau

Deux convois composés principalement de Juifs tchèques provenant du ghetto de Theresienstadt arrivent à Auschwitz. Ils ne font pas l’objet d’une sélection. Au contraire, des prisonniers de tous âges sont enregistrés dans le camp et vivent dans une zone distincte d’Auschwitz-Birkenau dénommée « section BIIb ». On l’appelle communément le « camp familial tchèque ». La plupart de ces prisonniers sont assassinés en mars 1944.

23 octobre 1943 : le premier convoi de Juifs en provenance d’Italie arrive à Auschwitz

Un convoi de Juifs en provenance de Rome, en Italie, arrive à Auschwitz. La grande majorité d’entre eux sont assassinés dans les chambres à gaz.

11 novembre 1943 : un nouveau commandant est nommé à Auschwitz

Le lieutenant-colonel SS Arthur Liebehenschel succède à Rudolf Höss au poste de commandant du camp d’Auschwitz. Höss est affecté à un nouveau poste à Berlin.

22 novembre 1943 : une réorganisation du camp est annoncée

Le commandant Liebehenschel annonce la réorganisation administrative du complexe concentrationnaire d’Auschwitz. Le camp principal est désigné sous le nom d’Auschwitz I ; Auschwitz-Birkenau est dénommé Auschwitz II ; et Auschwitz-Monowitz Auschwitz III. Chacun se voit attribuer son propre commandant. Dans le camp principal, Liebehenschel occupe le poste d’officier supérieur du système concentrationnaire d’Auschwitz.

1944 : la dernière année des meurtres de masse

26 février 1944 : Primo Levi arrive à Auschwitz

Le chimiste juif italien Primo Levi arrive à Auschwitz en tant que prisonnier. Il survivra à la Shoah et écrira plusieurs ouvrages sur son expérience qui deviendront célèbres. Cela inclut son récit de 1947 intitulé Se questo è un uomo (Si c’est un homme, également publié en anglais sous le titre Survival in Auschwitz). L’un des grands essais de Levi aborde le concept de « zone grise » et la position moralement ambiguë des prisonniers fonctionnaires.

22 mars 1944 : des articles sur les atrocités nazies à Auschwitz paraissent dans les journaux américains

La presse américaine évoque les atrocités commises par les Nazis dans le camp de concentration d’Auschwitz. L’information s’appuie sur un rapport publié par le gouvernement polonais en exil à Londres qui indique qu’à Auschwitz, plus de 500 000 personnes, pour la plupart des Juifs, ont été tuées au gaz puis incinérées. 

1er avril 1944 : le camp de Blechhammer devient un sous-camp d’Auschwitz

Blechhammer, un camp de travail forcé juif, devient l’un des plus grands sous-camps d’Auschwitz. Les prisonniers qui y sont affectés travaillent sur des chantiers de construction pour une usine de carburant synthétique.

7 avril 1944 : Wetzler et Vrba s’échappent d’Auschwitz

Les Juifs slovaques Alfréd Wetzler et Rudolf Vrba entreprennent leur fuite d’Auschwitz. Ils arriveront à Žilina, en Slovaquie, avant la fin du mois et y livrent des témoignages oraux et écrits sur ce qu’ils ont vécu et vu à Auschwitz. Le rapport rédigé par Wetzler et Vrba, qui s’appuie sur leur expérience personnelle, est diffusé dans le monde entier durant l’été 1944.

8 mai 1944 : l’ancien commandant du camp, Rudolf Höss, revient à Auschwitz

Rudolf Höss revient à Auschwitz en mai 1944 en tant que commandant de la garnison SS. À ce poste, il supervise les commandants d’Auschwitz I (le camp principal), d’Auschwitz II (Auschwitz-Birkenau) et d’Auschwitz III (Monowitz). Quant au commandant Arthur Liebehenschel, il est muté au camp de concentration de Lublin (connu sous le nom de Majdanek). Höss est rappelé à Auschwitz dans le but précis de diriger le meurtre de centaines de milliers de Juifs originaires de Hongrie. Le lendemain, le 9 mai, il donne l’ordre de préparer Auschwitz-Birkenau en vue de leur arrivée.

11 mai 1944 : Richard Baer devient commandant du camp principal d’Auschwitz

L’officier SS Richard Baer succède à Liebehenschel au poste de commandant du camp principal d’Auschwitz (alors appelé Auschwitz I).

Mi-mai 1944 : un nouveau quai est mis en service à Auschwitz-Birkenau 

La SS commence à décharger les convois de prisonniers juifs sur un nouveau quai situé dans l’enceinte d’Auschwitz-Birkenau (Auschwitz II).

16 mai 1944 : les premiers convois systématiques de Juifs en provenance de Hongrie arrivent à Auschwitz

Plus de 6 000 Juifs originaires de Hongrie arrivent à Auschwitz-Birkenau à bord de deux convois, dont 5 500 sont assassinés dans les chambres à gaz. Ces convois constituent la première vague d’une série de déportations de masse systématiques depuis la Hongrie. C’est le début de la période la plus meurtrière au centre de mise à mort d’Auschwitz-Birkenau.

Fin mai 1944 : Elie Wiesel et Gisella Perl arrivent à Auschwitz

Les 16, 18, 20 et 22 mai, des convois de Juifs partent de Sighet (aujourd’hui Sighetu Marmației), en Roumanie annexée par la Hongrie, à destination d’Auschwitz. Parmi eux se trouvent le Dr Gisella Perl (une gynécologue très estimée) et Elie Wiesel, âgé de 15 ans. Ils ont tous les deux survécu à la Shoah. Après la guerre, ils écrivent sur leur expérience.

26 mai 1944 : des photographes de la SS prennent des clichés de l’arrivée d’un convoi de Juifs en provenance de Hongrie

Des photographes de la SS prennent en photo l’arrivée, la sélection et l’enregistrement des Juifs venus de Hongrie. Après la libération, Lili Jacob, rescapée de la Shoah, découvre ces photos rangées dans un album. Elle se reconnaît, ainsi que les membres de sa famille et d’autres membres de sa communauté, sur certaines d’entre elles. On appellera cet album « l’album de Lili Jacob » ou « album d’Auschwitz ».

10–11 juillet 1944 : des Juifs sont assassinés lors de la liquidation du camp familial de Theresienstadt

La SS assassine les femmes et les enfants juifs qui se trouvaient encore dans le camp familial de Theresienstadt. Quelques jours auparavant, elle avait procédé à plusieurs sélections, choisissant certains prisonniers du camp familial pour les affecter aux travaux forcés. Le 11 juillet, sachant que son fils et elle allaient bientôt être assassinés, Vilma Grunwald écrit une lettre d’adieu à son mari, Kurt, qui avait été sélectionné pour effectuer des travaux forcés avec leur autre fils.

22 juillet 1944 : l’officier SS Karl Höcker et une employée se font prendre en photos en train de se détendre

L’officier SS Karl Höcker (adjudant du commandant Baer) et un membre du personnel féminin du complexe concentrationnaire d’Auschwitz sont photographiés alors qu’ils profitent d’un moment de détente à la Solahütte (un centre de loisirs appartenant à la SS). D’autres clichés montrent des femmes en train de manger des myrtilles, de se délasser sur des chaises longues, et de poser pour la photo. 

The SS female auxiliaries show with mock sadness that they have finished eating their blueberries, July 22, 1944.

Des auxiliaires féminines de la SS (Helferinnen) posent pour des photos à Solahütte, un lieu de villégiature de la SS situé au bord du lac Międzybrodzkie, au sud d’Auschwitz. 

Cette photographie provient d’un album ayant appartenu à l’officier SS Karl Höcker, qui comprend 116 photos prises à Auschwitz et dans ses environs entre mai 1944 et janvier 1945. Elle fait partie d’une série de six clichés pris le 22 juillet 1944. Ce jour-là, Karl Höcker (au centre) se joint à ces femmes lors d’une excursion. Dans l’album Höcker, une légende à la main indique : « Ici, il y a des myrtilles » (« Hier gibt es Blaubeeren »).

Crédits:
  • US Holocaust Memorial Museum

30 juillet 1944 : des Juifs provenant du camp de travail de Starachowice arrivent à Auschwitz

Un convoi de Juifs provenant du camp de travail de Starachowice, situé dans le district de Radom du Gouvernement général, arrive à Auschwitz. Contrairement à la plupart des convois, celui-ci ne fait pas l’objet d’une sélection. Tous les prisonniers, y compris les enfants de moins de dix ans, sont enregistrés dans le camp.

2 août 1944 : des prisonniers roms sont assassinés lors de la liquidation du Zigeunerlager

Les autorités du camp SS assassinent les derniers détenus roms (environ 4 200) du Zigeunerlager dans la chambre à gaz du crématorium V à Auschwitz-Birkenau. Avant cela, des milliers d’autres Roms et Sintis emprisonnés à Auschwitz sont déjà morts du typhus.

9 août 1944 : les premiers convois de Juifs provenant du ghetto de Łódź arrivent à Auschwitz

En août-septembre 1944, les autorités allemandes déportent environ 67 000 Juifs du ghetto de Łódź vers Auschwitz-Birkenau. Dès leur arrivée, environ deux tiers d’entre eux sont assassinés dans les chambres à gaz. Le premier convoi en provenance de Łódź arrivera le 9 août.

11 août 1944 : des civils polonais de Varsovie arrivent à Auschwitz

Un convoi de civils polonais arrêtés pendant le soulèvement de Varsovie arrive à Auschwitz. Au total, les autorités allemandes ont envoyé dans ce camp environ 13 000 civils appréhendés pendant cette insurrection. Parmi eux, on compte 1 500 enfants.

5 septembre 1944 : Anne Frank arrive à Auschwitz

Anne Frank et sa famille arrivent à Auschwitz à bord du dernier convoi en provenance du camp de transit de Westerbork et sont sélectionnées pour effectuer des travaux forcés.

7 octobre 1944 : révolte du Sonderkommando au crématorium IV

Un prisonnier juif du Sonderkommando (littéralement « commando spécial ») attaque un garde SS lors d’un rassemblement improvisé de prisonniers au crématorium IV. L’événement déclenche une révolte parmi les autres prisonniers juifs affectés au Sonderkommando. Ils mettent le feu au crématorium IV. Certains tentent de s’enfuir. La SS réprime le soulèvement. Environ 450 d’entre eux y trouvent la mort. À Auschwitz, les Sonderkommando étaient des unités composées de travailleurs forcés, dont les tâches consistaient à retirer les corps des chambres à gaz et à faire fonctionner les crématoriums.

Octobre-novembre 1944 : dernier gazage à Auschwitz

Le dernier gazage de masse à Auschwitz-Birkenau a lieu entre octobre et novembre 1944.

26 novembre 1944 : Himmler ordonne la destruction des crématoriums d’Auschwitz

Alors que les troupes soviétiques repoussent les Allemands et se rapprochent d’Auschwitz, Himmler ordonne la destruction des complexes de crématoriums d’Auschwitz-Birkenau.

1945 : évacuation et libération d’Auschwitz

6 janvier 1945 : la SS exécute quatre prisonnières

Quatre prisonnières juives sont pendues : Ala (Ella) Gertner, Róża Robota, Regina Safirsztajn et Ester Wajcblum. Avant la révolte du 7 octobre, elles avaient fait passer en cachette des explosifs volés lors d’un détachement de travail aux prisonniers du Sonderkommando.

12 janvier 1945 : l’offensive soviétique sur la Vistule commence

Les forces soviétiques lancent l’offensive de la Vistule, menaçant les positions allemandes à Auschwitz. La SS est alors en état d’alerte maximale. Malgré les succès militaires soviétiques dans la région, le rythme et l’organisation de la vie dans le camp demeurent inchangés pendant encore plusieurs jours.

17 janvier 1945 : dernier appel à Auschwitz

L’appel des prisonniers à Auschwitz a lieu pour la dernière fois dans la soirée du 17 janvier 1945. Selon les chiffres de la SS, il y aurait environ 67 000 prisonniers dans l’ensemble des camps et sous-camps, dont près des deux tiers sont des hommes. L’évacuation des prisonniers de certains sous-camps d’Auschwitz commence le même jour.

17–18 janvier 1945 : les SS brûlent les archives du camp

Lors de l’évacuation d’Auschwitz, des membres de la SS brûlent les archives du camp. Il s’agit d’une tentative visant à dissimuler les preuves de leurs crimes et à empêcher que ces archives ne tombent entre les mains des Soviétiques.

18 janvier 1945 : le dernier numéro de prisonnier à Auschwitz est attribué

Le dernier numéro d’enregistrement de détenu est attribué à un Autrichien incarcéré comme criminel professionnel. Il a été transféré à Auschwitz depuis le camp de concentration de Mauthausen. 

18 janvier 1945 : l’évacuation des prisonniers du camp principal d’Auschwitz, de Monowitz et de Birkenau commence

Tandis que les unités soviétiques approchent, la SS évacue vers l’ouest les prisonniers du camp de concentration d’Auschwitz. Elle contraint des dizaines de milliers d’entre eux, pour la plupart des Juifs, à participer à des marches de la mort. Ceux qui sont physiquement incapables d’avancer sont laissés sur place ou abattus.

18-19 janvier 1945 : les forces soviétiques prennent le contrôle de la ville de Cracovie

Après en avoir chassé les Allemands, les forces soviétiques prennent le contrôle de Cracovie, qui se situe à environ 53 km à l’est du camp principal d’Auschwitz.

26 janvier 1945 : la SS fait sauter le dernier crématorium d’Auschwitz-Birkenau

Alors que les combats font rage aux alentours d’Oświęcim, une unité SS fait sauter le crématorium V, le dernier encore debout à Birkenau. Cela fait partie des efforts des Allemands pour dissimuler les preuves de leurs crimes.

27 janvier 1945 : libération d’Auschwitz

Les troupes soviétiques libèrent environ 7 000 prisonniers des camps d’Auschwitz-Monowitz, d’Auschwitz-Birkenau et du camp principal d’Auschwitz. Cette date sera choisie pour célébrer la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste.

After liberation of the Auschwitz camp: a warehouse of clothes that belonged to women who were murdered.

Entrepôt de vêtements de victimes dans le complexe du camp d’Auschwitz libéré. Pologne, après janvier 1945.

Lorsque les forces soviétiques libèrent le complexe du camp de concentration d’Auschwitz en janvier 1945, elles découvrent des preuves des crimes commis dans le camp par les autorités de l’Allemagne nazie. Il s'agit notamment d'entrepôts de vêtements et autres effets personnels volés aux Juifs assassinés dans les chambres à gaz ou emprisonnés dans le camp.

Crédits:
  • National Archives and Records Administration, College Park, MD

 

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